Optimisons le coût de notre mutuelle

Quelques réflexions pour optimiser le coût de sa mutuelle

Ce sujet est souvent évoqué lors de rencontres amicales. Nous devons trouver un équilibre entre payer tous les mois (beaucoup) pour avoir une couverture forte sur tous les postes de dépense ou bien s’assurer solidement pour les accidents de la vie (hospitalisation et spécialistes) et accepter de participer à ses dépenses de manière raisonnée pour l’optique, le dentaire et l’audition.

Nous pouvons classer les mutuelles en trois catégories :

  • Haut de gamme qui rembourse très fortement
  • Moyen de gamme où il faut accepter de se raisonner sur les postes qui peuvent apparaître liés au confort personnel
  • Classique où on a une couverture solide pour l’hospitalisation et les soins courants.

 Il existe deux types de contrats :

  • les contrats dits responsables souvent adossés au 100% santé donc avec des remboursements normés et où la mutuelle paye moins de taxes à l’état
  • des compagnies privées où les remboursements et les tarifs sont libres.

Pour un couple de 72 ans, l’accès à une mutuelle haut de gamme c’est accepter de dépenser plus de 3 500 € par an, en moyenne de gamme c’est une dépense entre 2 500 et 3 500 €, en entrée de gamme ou mutuelle dite classique la dépense peux se limiter à 2 000 €.

L’analyse fournie par BPCE mutuelle montre qu’il y a un effet âge dans nos remboursements :

  • Le remboursement moyen avant 70 ans c’est moins de 2 000 € par an pour un couple après 85 ans il monte à plus de 3 000 € par an.
  • Par ailleurs les postes de dépenses et de remboursements évoluent : plus portés sur le dentaire, optique et audition avant 70 ans, ceux-ci baissent proportionnellement ensuite avec un poste médecine courante qui progresse et un poste vers les spécialistes et l’hospitalisation qui peut doubler.

En plus, il nous faut intégrer dans notre raisonnement que les mutuelles ont des frais de gestion (10 à à 15% de leur chiffre d’affaires et payent des taxes entre 14 et 16% du CA), donc une mutuelle qui rend aux assurés 75% de son chiffre d’affaires est plutôt efficace et s’auto assurer c’est à coup sûr économiser ¼ de la cotisation !

Pour simplifier notre interrogation c’est :

  • acceptons-nous de payer plus de 3 000 € par an pour un remboursement annuel moyen inférieur à 2 000€ avec l’assurance de pouvoir changer ses lunettes tous les deux ans, se faire poser des implants en cas de besoin et avoir un accès aux médecines douces ou bien allons nous chercher une solution plus économique en assumant nos risques ?
  • Le prix de la mutuelle BPCE ASV Optimum est il le bon ?

Je me suis livré à des comparaisons avec l’aide de structures spécialisées (meilleurtaux, le Furet … ) et un courtier en assurances et mutuelles et peux vous donner quelques orientations :

  • La solution BPCE ASV Optimum est une solution haut de gamme qui rembourse bien pour une cotisation plutôt élevée (3 500 € pour mon couple référence) même si elle reste raisonnable par rapport à d’autres offres du marché. Pour une couverture aussi forte il est difficile de trouver mieux et moins cher.
  • Mais avons-nous majoritairement besoin de cette couverture ?

J’ai trouvé (pour un couple de 72 ans) des mutuelles à moins de 2 000 €/an. Ces mutuelles dites économiques apportent une bonne couverture en soins courants et hospitalisation mais pour les autres soins on reste couvert autour de 30 % de la dépense. Les courtiers et comparateurs vous poussent vers ce type d’offre économique qui convient à des acteurs plus jeunes et en bonne santé.

J’ai aussi trouvé (toujours pour mon couple référence) des solutions à moins de 3 000 € avec une très bonne couverture hospitalisation et soins courants et un remboursement optimum des lunettes et dents si on utilise ces postes moins souvent ou de manière plafonnée (par exemple on change de lunettes tous les trois ans ou on se fait poser un implant par an).

Ma conclusion est :

  • qu’avant 68 ans rester sur la solution ASV Optimum et profiter de la période pour faire les travaux nécessaires en dentition, audition et vision est une bonne approche. L’effet âge (surprime de plus 1,5 % chaque année) ne joue pas encore fortement sur le contrat.
  • ensuite, si on souhaite faire des économies il faut aller rechercher une autre offre intermédiaire auprès d’une autre compagnie et économiser autour de 500 € par an (pour mon couple de référence de 72 ans) une partie de cette économie risquant d’être utile pour financer un imprévu de santé
  • si on est en bonne santé et sans risque connu on peut aussi aller chercher plus d’économies.

Par ailleurs nous continuons à mettre la pression auprès de BPCE mutuelle pour qu’ils ajoutent à leurs offres une solution de milieu de gamme permettant aux adhérents de rester dans la mutuelle du Groupe avec un budget qui restera raisonnable et ceci devrait se mettre en place début 2027 un an plus tard que ce qui nous avait été annoncé.

En restant à votre disposition pour des conseils plus personnels.

Bernard Gouraud, mars 2026

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